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La Globalisation est un phénomène anxiogène, et seulement un tiers des Français considèrent que l’économie marchande capitaliste est le meilleur système de production et de distribution. Au niveau conceptuel, elle n’est pas réductible à la mondialisation. Cette dernière est le produit d’un phénomène concomitant avec l’origine de l’homme qui, par nécessité autant que par curiosité, à toujours repoussé les limites géographiques autant que politiques de ses échanges. L’ouverture aux échanges, d’information, de population, de capitaux, de biens et services… s’est accélérée avec les ruptures technologiques, et avec la révolution des NTIC (notion de « village planétaire », le monde est mon voisin, triomphe d’Internet…). La Globalisation, elle, représente l’extension mondiale de l’économie de marché, avec le rôle central de la concurrence et de l’innovation. C’est un phénomène plus récent, issue de la révolution industrielle de la fin du XIX°, qui s’est accéléré depuis la fin de la seconde guerre mondiale avec la libéralisation économique, les privatisations, et la dérégulation. Il se traduit par une double émancipation, de la sphère économique par rapport au politique, et du financier par rapport à l’économique. La Globalisation est porteuse de menaces, avec un marché sans horizon temporel ni social, et où la spéculation et la volatilité amplifient et propagent les crises. Mais elle peut aussi conduire à la prise de conscience de défis globaux pour mieux promouvoir l’Economie de la connaissance et le Développement durable. Pour la firme comme pour un pays, le mot d’ordre est flexibilité et réactivité: l’inertie est interdite. |
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